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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 28 août 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





DIVAS
Vendredi, 16 Juillet 2021 11:53

L’Institut du Monde Arabe (IMA) rend un hommage unique aux plus grandes artistes femmes de la musique et du cinéma arabes du XXe siècle, avec « DIVAS », une exposition événement d’envergure qui célèbre à la fois leur histoire et leur héritage contemporain. D’Oum Kalthoum à Dalida, en (re)découvrant Asmahan, Fatem Hamama, Fayrouz, Warda al-Djazaïria, Sabah, vous serez transporté.e.s par leurs chants et les mélodies prodigieuses, symboles d’une grande révolution artistique. Toutes ces divas ont clamé avec ardeur et splendeur leurs hymnes à la liberté !

جليل

 

 

 

 

L’exposition « DIVAS, d’Oum Kalthoum à Dalida », est un voyage en quatre actes sur une superficie de 1.000 mètres carrés.

 

 

Acte I

Découverte des femmes pionnières, avant-gardistes féministes dans Le Caire cosmopolite des années 1920 et les premières divas. C’est au moment de l’apogée de la « Nahda », période de « renaissance intellectuelle » dont la capitale égyptienne est le centre actif et incontournable, attirant les artistes venu.e.s de tout le Moyen Orient.

Alors qu’au siècle précédent la scène artistique est totalement dominée par les hommes, c’est à partir de 1920 que les femmes sont de plus en plus nombreuses à revendiquer leurs nouvelles libertés, à s’imposer dans différents domaines artistiques et intellectuels.

Les pionnières du mouvement féministes égyptien et arabe sont Hoda Chaaraoui (1879-1947) et Ceza Nabaraoui (1897-1985). Elles ont fondé l’Union féministe égyptienne pour la défense des droits des femmes.

Hoda fut la première à se dévoiler publiquement. Ceza devint la rédactrice en chef de la revue féministe L’Égyptienne, révélant les engagements politiques et sociaux des femmes.

Dans cette section, les visiteurs découvrent également les premières divas peu connues et oubliées telles que Mounira al-Mahdiyya, chanteuse et actrice, Badia Massabnin danseuse orientale (sharqi) et fondatrice de nouveaux lieux de spectacles et de concerts, Assia Dagher ou encore Aziza Amir, toutes ces femmes furent très engagées et s’imposèrent magnifiquement dans la scène artistique de monde arabe.

 

 

Acte II

De l’intimité à la scène : dans la peau des grandes divas de la chanson

 

Des années 1940 à la fin des années 1960, des femmes d’origines et de confessions différentes ont suscité un engouement populaire extraordinaire dans l’ensemble des pays arabes et ont incarné l’idée d’une culture arabe commune.

Ce second grand moment de l’exposition est consacré aux voix d’or de la chanson arabe. On découvre un peu d’intimité et la vie publique de quatre divas dont la sublime et unique Oum Kalthoum devenue mythique, et surnommée « l’Astre de l’orient », également les grandes chanteuses Warda al-Djazaïra, Asmahan et Fayrouz.

On entre dans leurs loges, on vibre au son de leurs voix exceptionnelles grâce aux extraits de concerts et de films. Cette étape de l’exposition est très émouvante.

 

 

 

 

 

Acte III

L’âge d’or des stars de « Hollywood sur le Nil » (Nilwood)

Entre la fin des années 1930 et le début des années 1970, l’Égypte devient le quatrième producteur mondial de films. Plus de cinquante films sont réalisés chaque année. La ferveur du public pour la chanson et la danse dans les films conduit les producteurs à favoriser les comédies musicales.

 

 

 

Cette troisième partie de l’exposition est consacrée à « Nilwood » et aux comédies musicales mettant en scènes les divas actrices telles que Laila Mourad, Souad Hosni, Sabah, Samia Gamal, Sabah, Tahiyya Carioca, Hind Rostom, Faten Hamama et Dalida (1933-1987).

Voici une magnifique occasion de (re)découvrir les chorégraphies de Tahiyya Carioca (1919-1999), légende de la danse orientale et à l’affiche de plus de 120 films et de tant d’autres stars mémorables.

 

 

 

 

Acte IV

Héritage et résonnances contemporaines

Les artistes contemporains sont fascinés par toutes ces divas de l’âge d’or de la chanson et du cinéma arabe.

 

 

Les visiteurs (re)découvrent des œuvres récentes d’artistes de renommée mondiale tels que Youssef Nabil qui présente une vidéo de 12 minutes « Saved My Belly Dancer » (créée en 2015). Nabil y célèbre la danse orientale qu’il craint voir disparaître… Cette magnifique vidéo est hypnotique…

L’artiste travaille la photographie argentique peinte à la main afin de reproduire les couleurs passées des photographies anciennes en s’inspirant des films des années 1950.

Nabil Boutros explore par ses clichés en noir et blanc le quotidien égyptien, des rites religieux aux lieux de sociabilité, des cafés et des mosquées.

 

 

 

 

 

L’illustratrice Lamia Zadié développe dans ses romans graphiques l’histoire du monde arabe.

L’installation « Ô Nuit, Ô mes yeux », le mur des curiosités, est inédite car elle est la transposition du roman graphique. Elle nous transporte dans l’âge d’or de la chanson et du cinéma arabe, avec en arrière fond les évolutions politiques du Moyen-Orient. Les femmes sont au cœur de cet ouvrage où l’on peut découvrir l’intimité et la dureté de certaines existences. C’est un remarquable témoignage d’amour pour les actrices et les chanteuses lumineuses du monde arabe.

Deux courts métrages issus du film de l’artiste irano-américaine Shirin Neshat « Looking for Oum Kalthoum » sont présentés sur trois grands écrans.

Shirin Abu Shaqra propose une réflexion sur le temps qui passe, dans une vidéo où, Salma, diva oubliée, se remémore sa gloire d’autrefois.

L’exposition se termine avec une installation en hologrammes dédiée à deux figures de la danse et du cinéma égyptiens, Tahiyya Carioca et Samia Gamal, réalisée par le duo d’artiste Randa Mirza et Waël Kodeih.

Cette passionnante et splendide exposition restera gravée dans nos mémoires un long moment.

Florence Courthial

 

 

 


 

DIVAS

D’Oum Kalthoum à Dalida

Jusqu’au 26 septembre 2021

Institut du Monde Arabe

1, rue des Fossés-Saint-Bernard, Place Mohammed V, 75005 Paris

TĂ©l. +33 (0) 1 40 51 38 38

Du mardi au vendredi de 13h Ă  18h

Les samedis, dimanches et jours fériés de 13h à 19h

 

 

Fermé le lundi

Horaires sous réserves de modifications en fonction de la situation sanitaire.

 

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Des spectacles, des films, des rencontres & débats, des forums, des ateliers, des publications et des visites guidées.

L’expérience se prolonge en ligne !

www.imarabe.org

#DivasArabes

 

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