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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 14 juin 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





TRACES, Discours aux nations africaines
Vendredi, 12 Mars 2021 22:10

Felwine Sarr, poète, essayiste et romancier sénégalais, a écrit « TRACES », un plaidoyer destiné à tous les africains, aux éditions Actes Sud, dans la collection « Au singulier ». De retour de ses pérégrinations autour du monde, un homme revient sur sa terre natale, l’Afrique, porteur d’une parole adressée à la jeunesse. En narrant l’histoire du Continent depuis ses origines, il demande à ses habitants de tourner à nouveau leur visage vers le soleil, de reconquérir leur liberté et leur dignité, de continuer à marcher et à élargir les horizons. Paru en librairie le 3 mars 2021, cet opus émouvant est un appel au renouveau et à une humanité plus juste.

 

 

 

Extrait du prologue :

« J’ai été vomi par la mer, un jour, sur une plage de la Méditerranée. J’avais quarante ans. J’étais instituteur dans une petite ville du pays. Puis un jour, je fus pris par une fièvre. Partir. Quitter une vie monotone. J’avais formé plusieurs générations d’élèves, semé en eux les graines du savoir et de la liberté, j’espère ; mais mes fins de mois étaient toujours difficiles. Toujours à compter les sous, à priver les miens du plaisir du superflu. Je n’allais probablement jamais finir de construire la petite maisonnée que je bâtissais depuis que j’avais commencé à travailler, il y a quinze ans. Et puis ce pays me sortait des yeux. Une classe politique véreuse qui décidait de qui pouvait mener une vie décente, une hypocrisie sociale, une gérontocratie étouffante, des horizons emmurés, un avenir barré…

Je décidais de tenter l’aventure. Je voulais être comme ces jeunes gens du quartier qui, au bout de cinq ans d’exil, ajoutaient un étage à la maison familiale et envoyaient leurs parents à La Mecque ou à Lourdes ; et qui surtout, avaient gagné aux forceps la responsabilité de ceux qui pourvoient à leurs besoins et à ceux des autres. »

 

 

Dans ce texte poignant aux sonorités parfois langoureuses et souvent vivifiantes, Felwine Sarr cherche la voie de la réconciliation en donnant des clefs à la jeunesse africaine. Il les invite à avoir plus d’estime de soi, à retrouver confiance et foi en un avenir prometteur. Les aspirations de l’auteur sont lumineuses et permettent d’envisager un futur glorieux grâce à plus d’humanité et plus de créativité. Il rappelle à tous que l’Afrique et les africains sont gorgés de ressources fondamentales qui leur permettent de (re)construire des projets en ayant une véritable conscience économique et écologique.

L’Afrique a de grands défis et Felwine Sarr invite la jeunesse courageuse à les relever. « La vie passe, mais nous sommes là pour en prolonger la trace lumineuse. »

Gageons que ce plaidoyer puissant soit entendu, lu, relu et pris en conte et en compte !

Florence Courthial

 

 

 

Poète, essayiste, économiste, musicien et romancier, FELWINE SARR est entré en littérature en 2009 avec un texte hybride, Dahij (Gallimard). Il a également écrit 105 rue Carnot, Mémoire d’encrier, 2011 ; Méditations africaines, Mémoire d’encrier, 2012 ; Afrotopia, Philippe Rey, 2016 ; Habiter le monde, Mémoire d’encrier, 2017 ; Écrire l’Afrique-Monde ; Les Ateliers de la pensée ; Ishindenshin, 2017 ; Restituer le patrimoine africain, 2018 ; Politique des Temps. Les ateliers de la pensée, collectif, 2019.

Son esthétique s’ancre dans une quête spirituelle, intègre la composition musicale et renouvelle les potentialités de la scène.

 

 

TRACES

Discours aux nations africaines

Écrit par FELWINE SARR

Éditions Actes Sud, 56 pages, également disponible en version numérique.

Collection Au Singulier

Crédit photo de Felwine Sarr : Antoine Tempé

www.actes-sud.fr

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