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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 14 juin 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





L’arbre et la source
Lundi, 16 Novembre 2020 21:03

« L’arbre et la source » est la nouvelle exposition présentée au sein de la galerie d’art de l’Entr@acte à Ville-d’Avray où deux artistes, Hélène Avérous et Vincent Dunglas présentent une œuvre commune sur leurs regards croisés entre le concret et le sensible de la forêt. Hélène nous emmène dans une balade forestière poétique et spirituelle, et Vincent, nous rapproche au plus près de la matière des arbres, de l’écorce, de l’humus et de l’eau ruisselante et nourrissante jusqu’à la source. Une merveilleuse exposition comme une respiration au cœur d’une nature retrouvée. Jusqu’au 29 novembre 2020.

 

 

Nourrir les arbres de lumière

Dès notre arrivée dans la galerie, accueillis par un diptyque en noir & blanc, on ressent une œuvre entière créée à partir d’œuvres totalement différentes et complémentaires. C’est toute une harmonie entre les contraires, le solide et le fluide, le plein et le vide, le visible et l’invisible, comme le sont le yin et le yang dans la culture chinoise. Pas étonnant lorsqu’on apprend que Vincent fait du Kung Fu et qu’Hélène a vécu longtemps en Asie.

La délicatesse et la spontanéité d’Hélène associée à la maîtrise des arts plastiques de Vincent, son expérience du passé et sa spontanéité de l’instant, l’expérience Orient et Occident d’Hélène, le noir profond et dense de l’acrylique industriel de Vincent, l’encre de Chine, font de cette exposition un mariage harmonieux des techniques et des sensibilités différentes.

Cette exposition est le résultat d’une rencontre entre Vincent Dunglas, artiste depuis plus de cinquante ans et Hélène Avérous, ingénieur de formation dont les qualités d’artiste ont été repérées par Vincent au premier regard posé sur une de ses peintures à l’encre de Chine sur papier de riz, il y a seulement quatre ans.



Les grandes toiles de Vincent sont des vagues

Le noir épais et profond des œuvres de Vincent, sous les différentes formes de lumières, artificielles ou naturelles, révèle une clarté changeante marquant l’immobilité du mouvement comme un écoulement du temps. La lumière émanant du noir est très particulière. Ici, comme en Fēng Shuí, elle représente l’eau, la source. Cette source illumine et irradie.

Le geste de Vincent apporte une nouvelle dimension à l’eau. Le noir devient intense et fluide, vivant. Sa texture est à la fois dynamisante et reposante. Avec ses toiles monochromes, Vincent nous montre que plus les moyens sont limités, plus l’expression est forte et envoûtante. L’énergie du noir devient presque magique. Le noir joue avec la lumière qui émane de la matière, l’acrylique, vibrante en se modulant au gré des sillons, des stries, des reliefs, des aplats et des vagues. Vincent chemine en éternel chercheur de lumière. Il est ici l’élément eau.


Les peintures à l’encre de Chine sur papier de riz d’Hélène sont des forêts

Elles représentent l’élément bois, la verticalité. Le bois est nourri par l’eau. Pas étonnant de découvrir à quel point les créations de l’un viennent compléter celles de l’autre. Elles sont totalement différentes et pourtant, leur mariage forme une harmonie évidente et magnifique. Les forces et les courants se nourrissent mutuellement. L’un valorise l’autre et vice versa. La circulation des énergies nous apparaît optimale. Elle nous équilibre et nous place au centre d’un axe bienfaisant.

 

Les arbres et les formes apparaissent peu à peu comme des souffles, des lignes fluides presque flottantes et le silence s’impose alors, doucement. Il nous enveloppe et nous purifie.

Parfois, les feuilles frémissent et on croit entendre le bruissement des branches et le chant des oiseaux.

Suspendues, chaque peinture apparaît dans sa matérialité tout en nous donnant l’impression d’une promenade au cœur d’une nature lointaine, presque inatteignable… Voyez-vous l’ombre longue que l’arbre projette ?

Les peintures d’Hélène s’inscrivent entre l’art traditionnel chinois et, les attentes de l’abstraction occidentale en fin de promenade. La grande souplesse et la fluidité des lignes permettent à la lumière de s’imposer discrètement et subtilement au cœur de l’œuvre. On ressent un attachement étroit de l’artiste à la nature et à ses éléments. La force de ses peintures nait aussi du silence qui s’en dégage. Chaque toile est une poésie lyrique qui oscille entre le réel et le mystérieux.

Que cache cette brume au cœur d’une forêt ?

Une atmosphère paisible et la dimension spirituelle des œuvres éveillent notre conscience et nous invite à un double voyage, intérieur et extérieur.

La Nature ici semble infinie et ouvre notre regard et nos cœurs à la vastitude, tout en étant sereins dans l’instant présent. On se sent bien.

Les regards posés par Hélène et Vincent sur la beauté de la nature et leur manière de communiquer avec elle les a rapprochés.

 

Nous traversons un temps présent au gré des saisons alors qu’il a fallu un an aux deux artistes pour réaliser cette œuvre commune singulière et majestueuse.

Les jeux de lumière oscillent entre le noir profond et le noir clair, pendant que le gris et le blanc laiteux se positionnent tour à tour. Hélène parfois utilise des demi-teintes à peine passées qui marquent l’aube naissante ou le début du crépuscule.

« La vie des œuvres est faite pour ceux qui la voient… dit Pierre Soulage lors de son exposition au Centre Pompidou. Elles font rêver l’artiste et le regardeur.

 

L’art semble être la seule chose qui mérite qu’on lui consacre sa vie… Pierre Soulage a cent ans et continue d’œuvrer chaque jour.

Cette exposition est un pur enchantement et une grande bouffée d’air pur, en cette si difficile nouvelle période de confinement.

 

 

 

« Je peins des fleurs pour qu’elles ne meurent pas. »

Cette phrase de Frida Kahlo envahit mon esprit en quittant cette superbe exposition qui fut un voyage contemplatif merveilleux.

Et si ces deux artistes peignaient pour que la Nature ne meure jamais ?

À nous de la préserver et de nous y perdre souvent, pour mieux nous connaître, nous aimer et nous respecter.

La forêt est un merveilleux chemin humide qui conduit vers le centre.

Découvrez l’exposition « L’arbre et la source » grâce à la visite virtuelle :

https://youtu.be/bES0tbk0vXs

Florence Courthial

 


 

L’arbre et la source

Hélène Avérous & Vincent Dunglas

Exposition

Du 3 au 29 novembre 2020

Teaser de l’exposition :

https://youtu.be/P75WKhDGsi8

 

 

 

Galerie de l’ENTR@CTE

3/5 rue de Versailles – 92400 Ville d’Avray

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un catalogue est disponible à la vente.

Plus d’information sur le site d’Hélène : www.heleneaverous.com

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