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NOTRE COUP DE COEUR...

20 ANS d'acquisitions du musée du Quai Branly Jacques Chirac

 

Exposition du 24 septembre 2019 au 26 janvier 2020

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

Plus d’information sur www.quaibranly.fr

20 ans. Les acquisitions du musée Quai Branly - Jacques Chirac, est une exposition remarquable, témoin de la vitalité des créations d'Afrique, d'Océanie, d'Asie et des Amériques. Depuis sa première acquisition en 1998 une statuette féminine provenant du Mexique, créée entre 600 et 200 avant J.-C., symbole iconique du musée du quai Branly, jusqu'à nos jours, vous découvrirez plus de 500 chefs-d'oeuvre des arts premiers, principalement...



Trois expositions à la Fondation Custodia
Dimanche, 15 Mars 2020 17:44

La Fondation Custodia ravit une nouvelle fois ses visiteurs en présentant trois superbes expositions très différentes : « Studi & Schizzi, Dessiner la figure en Italie 1450-1700 », « Anna Metz. Eaux-fortes » et « Sieman Dijkstra. À bois perdu ». Même si la Fondation Custodia est dédiée à l’art sur papier, elle est heureuse de collectionner et de faire découvrir des artistes qui dessinent et réalisent des eaux-fortes, des gravures sur bois et des lithographies. Des esquisses italiennes de siècles lointains aux œuvres de deux aquafortistes contemporains, c’est une série de ravissements et d’enchantements qui vous attendent au sein de la superbe Fondation Custodia, jusqu’au 10 mai 2020.

 

 

 

Studi & Schizzi, Dessiner la figure en Italie 1450-1700

Du premier geste des esquisses – schizzi – rapidement tracées sur le papier, aux études – studi – plus soignées, les dessins présentés sont de précieux témoignages du cheminement de l’esprit de l’artiste.

Quatre-vingt six dessins italiens extraits des six-cent conservés part la Fondation sont exposés au premier étage. Le visiteur découvre des œuvres réalisées par des artistes de la Renaissance au Baroque parmi lesquels Filippino Lippi, Andrea del Sarto, Federico Barocci, les Carracci, Palma il Giovane ou encore Guercino.

Avant de devenir objet de collection, le dessin constituait un élément essentiel du travail de l’artiste dans l’atelier. L’esquisse qu’il traçait sur la feuille était son premier geste car elle était la traduction visuelle la plus immédiate et naturelle de son inspiration et de ses idées.

Préoccupation majeure de la Renaissance, la représentation du corps humain fit l’objet d’un intérêt constant dans l’art italien au cours des siècles. Cette exposition permet de comprendre comment les artistes chercher à résoudre leurs questionnements sur la manière de définir la position d’un modèle, de traduire les effets d’ombre et de lumière et tant d’autres…

En se succédant, ces esquissent nous montrent comment les artistes faisaient évoluer leurs figures sur le papier jusqu’à l’attitude qui leur semblait la plus juste. On voit la répétition dans le mouvement, l’application, toute la ténacité qu’il fallait aux artistes pour arriver à réaliser une esquisse juste et parfaite. Mais l’était-elle vraiment à leurs yeux ?

On reste ébahis par l’ «Étude du dos d’un homme assis », dessinée par Giovanni Francesco Barbieri, dit Guercino, vers 1619. C’est une sanguine avec des rehauts de craie blanche.

Comment ne pas se laisser envouter par les Huit études d’enfants nus, de Mariotto Albertinelli, dessinées au XVIe siècle à la plume et encre brune ? Cet artiste florentin de la Haute Renaissance couvrit les deux côtés de la feuille avec des figures, principalement des enfants, dans des attitudes très diverses.

Autant d’œuvres, autant d’émerveillements.

Dans ces salles d’expositions intimes, le regardeur a la sensation de découvrir les artistes en train de créer et peut s’inspirer pour acquérir lui aussi, plus de technique…

Les 600 dessins italiens de la collection de la Fondation sont à présent disponibles en ligne.

https://collectiononline.fondationcustodia.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anna Metz. Eaux-fortes

L’exposition d’Anna Metz, née à Rotterdam en 1939, retrace l’ensemble de son œuvre, de ses premières gravures dans les années soixante aux eaux-fortes polychromes de paysages arborés qu’elle a réalisés l’été dernier, après un séjour en Espagne.

C’est surtout après l’âge de cinquante ans que l’artiste a véritablement trouver sa voie et a pratiqué la gravure de manière intensive. Lorsque ses trois enfants, qu’elle a élevé seule, ont pris leur envol, son œuvre, assez classique et autobiographique dans ses débuts devint beaucoup plus graphique et poétique. La vue sur une étendue de sable, une clôture, un buisson ou un vieux vêtement suffisent à donner naissance à une estampe dans laquelle le motif cède vite la place à l’aventure vécue par l’artiste avec la plaque et l’acide. Elle laisse volontairement l’acide mordre une plaque de métal jusqu’à sa rupture. Elle ajoute des bouts de papier, de textile et de feuille d’aluminium sur ses matrices, cherchant à obtenir des impressions uniques et singulières. L’artiste expérimente toujours et encore avec des mises en scène du hasard.

Anna Metz aime beaucoup la nature, les arbres, les paysages boisés, les sols, les potagers, …

Des branches par-ci, des écosses par-là ou encore des racines occupent une plaque entière, des troncs, des bosquets. Il émane de ses œuvres une incandescence d’une grande douceur réalisant ainsi une sorte d’oxymore graphique a contrario avec la nature même d’une eau-forte. Certaines créations sont d’une sérénité absolue et ce n’est pas étonnant de se retrouver face à l’œuvre « Repos » réalisée en 2005. C’est une eau-forte imprimée en noir, avec des aplats bleus au pochoir (ou à l’aquatinte) sur Chine brun-rouge, 230 x 268 mm, vraiment superbe ! Et lorsqu’elle ajoute de l’or et de l’argent, le regardeur ne peut s’empêcher d’être extatique.

D’autres gravures racontent des histoires et ressemblent à de petites mises en scène créatives tant ludiques qu’esthétiques.

 

 

 

Si Anna Metz vit des aventures dans son processus artistique, nous, regardeurs, nous vivons un voyage étourdissant dans les matières et les couleurs.

Face à l’eau-forte et pointe sèche « Branches rouges dans la neige », réalisée en 2010, on est transportés dans un instant de pur enchantement jusqu’à éprouver une forte envie de faire quelques minutes de méditation. Magique !

 

 

 

 

 

 

 

Sieman Dijkstra. À bois perdu

Énorme coup de cœur pour cet artiste exceptionnel, d’une grande humilité malgré son génie absolu, dont le travail est impressionnant par sa qualité et par son originalité.

Le procédé de gravure à bois perdu consiste à tailler chaque aplat de couleur individuellement dans une matrice de bois unique, et imprimé successivement sur le papier. Avec ses grands tirages qui se composent de dix à dix-huit couches de couleurs, Sieman Dijkstra évoque de manière magistrale la lumière et le ciel, la terre et les espaces verts.

Sept salles sont dédiées à l’artiste qui expose, non seulement ses gravures mais aussi des dessins, des gouaches et des aquarelles, toutes et tous aussi impressionnants que magnifiques.

La dimension des œuvres et leur qualité exceptionnelle en font un spectacle.


Il y a parfois des créations que les mots ne peuvent narrer à leur juste valeur, c’est pourquoi je vous invite à aller admirer par vous-même le travail remarquable de cet artiste hors norme.

 

Vous pourrez vous promener dans une nature flamboyante, à toutes les saisons.


 

 

Une vidéo présente l’artiste à l’ouvrage, à ne surtout pas rater !

De magnifiques catalogues des expositions de la Fondation sont disponibles dans la librairie.

 

 

 

 

 

 

 

Fondation Custodia

121 rue de Lille, Paris VII, France

Tél. +33 1 47 05 75 19

Tous les jours sauf le lundi, de 12h à 18h

www.fondationcustodia.fr


Florence Courthial

#Flocourthial

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