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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 14 juin 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





ÉTOILE(S), Dorothée Gilbert
Jeudi, 12 Décembre 2019 21:32

 

Lorsqu’elle assiste à son premier ballet au Capitole de Toulouse, Dorothée Gilbert a tout juste dix ans et suit des cours de danse au Conservatoire de la ville depuis trois ans. À l’issue de la représentation, Dorothée n’a plus qu’une idée en tête : devenir danseuse étoile. Après un premier échec qui, loin de la mettre à terre, lui donne encore plus de détermination et de force, Dorothée intègre l’école de l’Opéra de Paris, l’année suivante. Elle vient d’avoir douze ans et souhaite interpréter les plus grands rôles du répertoire. Elle s’accroche alors à ses rêves, à son étoile, encouragée par ses parents qui quittent tout pour la suivre à Paris et s’y installer. Dorothée gravit alors toutes les marches qui la mènent à la consécration : le 19 novembre 2007, à vingt-quatre ans, après la représentation de Casse-Noisette, elle est nommée « étoile ». Dans son premier livre ÉTOILE(S), qui vient de paraitre aux éditions du Cherche Midi, Dorothée Gilbert nous dévoile son parcours exceptionnel. C’est un ouvrage sincère et scintillant, illustré par de très belles photographies de James Bort, à s’offrir et à offrir à l’envi…

 

 

« Pendant près de vingt ans, on est en compétition perpétuelle. À l’école de danse puis dans le corps de ballet. Ce n’est qu’une fois « étoile » que l’on sort de cette compétition. Le public devient notre seul juge. Il ne considère pas la technique, le placement ou la cambrure du pied – même si nous avons tous et toutes nos qualités techniques propres, nos points faibles et nos spécificités -, ce qu’il apprécie, c’est la sensibilité et l’interprétation de la danseuse ou du danseur, l’émotion qu’elle ou il offre à travers son art. Ce que retiennent les spectateurs, c’est essentiellement l’émotion qui se dégage des danseurs, ce qu’ils racontent en dansant. Et toutes les danseuses étoiles sont différentes ; il y a des petites, des grandes, des brunes, des blondes, chacune avec une silhouette unique. Tout à coup, il y a de la place pour tout le monde dans le cœur du public. » nous révèle, page 74, Dorothée Gilbert.

« Avec le travail on peut arriver à tout ! » Surtout quand tout part d’un rêve… nous explique la danseuse étoile avec ce livre de 194 pages, illustré par de magnifiques photographies en noir & blanc et en couleurs de James Bort.

Des textes d’introduction, une quinzaine de thèmes abordés avec beaucoup de sincérité et de franchise, tels que la révélation, la méthode Coué, un rêve devenu réalité, abandon ou encore l’école de danse et la compagnie de l’opéra de Paris nous permettent de plonger totalement dans l’univers de la danse et en particulier dans celui de cette merveilleuse danseuse étoile.


FORCE, TRAVAIL ET BEAUTÉ

Après des années consacrées au travail, avec le quotidien « boulot, métro, dodo » puis une rencontre amoureuse et, même si le public ignore qu’enfanter et compatible avec la danse classique professionnelle, Dorothée a donné naissance à Lily et a découvert, enceinte, qu’elle ne pouvait finalement pas tout maîtriser de son corps… Elle nous révèle avoir vécu des transformations également spirituelles en abordant ses rôles d’une manière très différente par la suite.

Son parcours est exceptionnel, depuis ses mauvaises notes à l’école et son attitude agitée jusqu’à l’école de danse, les difficultés d’être une adolescente hors normes qui s’est consacrée au travail et à la compétition, jusqu’aux rôles d’interprétation qui l’entraînent sur les plus belles scènes du monde, en passant par les blessures et les moments de doute. Les blessures des grands sportifs font toujours l’actualité. Elles nous rappellent la fragilité du corps humain et ses limites.

« Pour se remettre d’une blessure il faut beaucoup de patience, il faut l’accepter. La douleur fait partie du quotidien parce que les danseurs poussent leur corps le plus loin possible car ils ont envie de dépasser leurs limites. » nous dit l’étoile. « Danser, c’est savoir s’oublier, se mettre à disposition du personnage que l’on interprète. On pousse son corps à l’extrême ». L’artiste tente de sublimer son corps en permanence et de le transcender.

Alors, pendant de longues heures quotidiennes, elle travaille, sans relâche, répète les mêmes gestes des centaines de fois, assouplit chaque membre et tout son corps, élargit son esprit. Dorothée nous précise que la beauté du geste technique s’accroit au fil des années. On se perfectionne de plus en plus. Tout comme pour le dessin, la peinture, la sculpture ou l’architecture, on découvre que pour se parfaire, l’artiste observe beaucoup les autres, leurs techniques et leurs prouesses.

Le corps travaille aussi grâce au son de la musique. L’école de danse est une école difficile où l’enseignement a heureusement changé depuis quelques années. Il s’est grandement adouci. La pédagogie a évolué, parce que lorsque Dorothée était très jeune, elle a subi beaucoup de violence de la part des professeurs, souvent très âgés, qui pouvaient jeter une chaise de colère si un mouvement avait été mal réalisé, hurler sur les élèves pour une simple erreur, les noter très sévèrement, et même les renvoyer…

 

DANSER LA VIE

Généreuse et entière, Dorothée essaie d’offrir une parenthèse de bonheur aux enfants malades à l’Hôpital Necker, à Paris, qui aiment la danse ou qui la découvrent. Pour elle, c’est si beau de voir briller dans leurs yeux des étoiles malgré leur maladie. Ils voient qu’avec l’art ils peuvent, l’espace d’un instant, partir dans un autre monde, rêver, bouger à travers les mouvements de la danseuse.

Dorothée nous parle aussi de ses questionnements et de ses angoisses par rapport à la retraite (qui doit être prise à 42 ans à l’Opéra de Paris), grand sujet d’actualité en France à l’heure présente… Que fera t-elle après ?

Elle nous dévoile aussi ce qu’il y a derrière le rideau, dans les coulisses des théâtres, des opéras, et, plus encore, de sa vie intérieure qui ne cesse de vibrer.

Pour Dorothée, ce qui compte avant tout c’est qu’elle puisse émouvoir son public, le rendre heureux l’espace d’une représentation, le soulager de ses soucis du quotidien. C’est pour tout cela qu’elle aime tant danser.

Dorothée nous montre ici combien la détermination, le travail, la passion et la force de caractère peuvent conduire à la joie de vivre et parfois, au firmament.

 

 

 

ÉTOILE(S)

Un très beau et passionnant livre écrit par Dorothée Gilbert

Photographies de James Bort, aux éditions du Cherche midi

Collection « Documents »

Disponible en librairie et en ligne

Contact Presse : Arnaud Labory Tél. 06 22 53 05 98 mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

www.lisez.com

Dorothée Gilbert est née le 25 septembre 1983 à Toulouse.

À 17 ans, elle est première au concours d’entrée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris. Le 19 novembre 2007, à 24 ans, elle est nommée étoile à l’issue d’une représentation de Casse-Noisette dans un décor unique. Acclamée pour sa technique hors pair et la qualité de son travail typique de l’école française, elle est régulièrement invitée dans des galas internationaux.

 

Florence Courthial

@Flocourthial

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