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NOTRE COUP DE COEUR...

INFINIS D’ASIE

Jean-Baptiste HUYNH

Exposition jusqu’au 20 mai 2019 - Musée National des Arts asiatiques – Guimet

6 place d’Iéna – 75016 Paris

Plus d’information sur www.guimet.fr

Le musée Guimet présente une splendide rétrospective de photographies de l’artiste franco-vietnamien Jean-Baptiste Huynh du 20 février au 20 mai 2019. Cette exposition nous enchante car elle est un voyage imaginaire et introspectif du photographe réalisé pendant deux ans au sein des collections et des réserves du musée. Les visages, les regards, l’image de soi, la lumière, les végétaux, les objets usuels et sacrés, les animaux, l’intemporalité et la relation à l’infini sont autant de sujets explorés par cet artiste.



AENIGMA DE INCEPTIO de Vincent Dunglas
Vendredi, 14 Juin 2019 20:13

 

« AENIGMA DE INCEPTIO,(l’énigme du début) Interprétation esthétique d’un questionnement » est la nouvelle exposition de l’artiste Vincent Dunglas au sein de la galerie de l’Entr@cte à Ville d’Avray (92) qui se tient du jeudi 13 juin au samedi 13 juillet 2019. Vincent Dunglas expose les œuvres de sa nouvelle série de cosmonautes «Cosmo Inceptio » en céramique émaillée, en couleurs et en porcelaine blanche et, une série de peintures intitulée « Aenigma » en acrylique sur bois et sur toile. Pour vous, au début, c’est le chaos ou un Univers ordonné ? Ne passez pas à côté de ce questionnement et encore moins loin de cette magnifique et hypnotique expo, à la fois zen et énergisante !

 

 

Le grand Tout ; c’est tout et c’est juste une question…

Dès que nous pénétrons dans l’espace dédié à Vincent Dunglas, c’est tout un Univers qui semble nous regarder et nous interpeller. Le visiteur est à la fois envahi de questionnements et apaisé par une atmosphère cosmique. On est plongés dans un espace où le blanc, le bleu et le noir ont choisi de dialoguer entre eux, de bas en haut et de haut en bas avec des cosmonautes en céramique émaillée plutôt zen et des grandes toiles qui diffusent un nombre incroyable d’énergies.

Vincent explique que pour lui, la question du début de l’existence n’est pas une question qui nécessite une réponse. L’Homme n’est pas le centre de l’Univers… loin de là, c’est l’univers qui est bien plus intelligent que l’Homme. L’Univers n’est pas un hasard, l’être humain pense qu’il va tout comprendre et pouvoir tout expliquer mais c’est impossible, car on est microscopiques… On a bien sûr un questionnement mais on n’a pas encore le niveau pour pouvoir donner des réponses à nos grandes questions existentielles. Aurons-nous un jour la réponse ?

« Restons humbles face au Grand Tout », dit le Maestro. « Je souhaite simplement mettre le regardeur dans une ambiance un peu sereine pour essayer de se questionner avec réflexion et modestie. Ce n’est pas parce que nous pouvons aller sur la Lune ou sur Mars que nous allons sauver la Terre. Il n’y a rien sur Mars pour nous alors que nous avons Tout sur Terre pour nous satisfaire, nous faire vivre et surtout, rêver. »

« On peut se questionner sur ce qui nous entoure et ne pas penser que nous aurons des réponses. La vérité est autour de nous. On ne nous a pas spécialement créés pour comprendre. »

« L’être vivant est juste une petite cellule d’un organisme et on participe au fonctionnement du grand Tout, mais cette cellule va mourir et être remplacée par une autre cellule, cela veut dire que je ne suis rien et en même temps je suis Tout. Je disparais mais je ne disparais pas, je suis transformé et je reste dans l’Univers sous une autre forme. Ça tourne sans arrêt. La matière ne disparaît pas elle se transforme et reste dans le fonctionnement de l’Univers. »

Vous l’aurez compris, Vincent est un artiste qui se questionne en permanence sur l’Univers et nous permet, avec cette exposition envoûtante, de faire de même.

Les cosmonautes de Vincent sont la représentation de l’être en quête. Si le visiteur les regarde bien, il s’aperçoit qu’ils ont des fentes, des imperfections comme peut en avoir la roche, car l’Univers est constitué principalement de minéraux. Ces cosmonautes ont des fêlures pour montrer la fragilité de l’humain par rapport à un Tout, on se bat contre quelque chose qui est un combat perdu. On peut bien évidemment toujours essayer de se protéger mais il est bien possible que nous nous transformerons un jour en autre chose. En cheminant, l’être humain taille ses aspérités, petit à petit. Les cosmonautes de Vincent montre bien l’être en pleine métamorphose.

« Si tu crois en Dieu, ajoute Vincent, tu crois en l’Univers car tu penses que c’est lui qui l’a créé. Qu’est-ce qu’il a avait avant le Bing Bang ? C’est compliqué à imaginer… on est inspirés dans quelque chose qui nous aspire. Le trou noir ? Mais c’est comme la mort, personne n’est revenu pour nous l’expliquer. Apparemment, le trou noir mange la matière mais cette matière, mangée et digérée, où va t-elle ? C’est du coup, très confortable de croire en Dieu, en Bouddha, en Mahomet, Jésus, Dieu, etc. Je pense sincèrement que les religions existent pour rassurer les humains ».

 

Un espace d’où l’on ressort éblouis et grandis.

Dans celui dédié à Alejandro Cerha, nous pouvons voir, parmi plusieurs œuvres en céramique, un immense Mikado de bambous en céramique et caoutchouc, entièrement fabriqués à la main un par un, sans moule.

Il les roule, les perce à la main et lasse chacun d’eux, un par un, avec du caoutchouc, pendant de longues heures. C’est une installation très originale et méditative. Elle a déjà été présentée dans un jardin.

En quittant l’espace de Vincent, on a quitté le monde minéral pour le monde végétal.

Dans celui de Pascal Decrême, on entre dans un univers très doux et poétique, avec une grande série de petites peintures d’un jeune enfant courbé ver le sol, positionné comme un reflet dans l’eau et qui semble transcender la matière.

Pascal expose également deux grandes toiles avec le portrait d’un homme qui pourrait bien être un migrant ayant traversé une série d’épreuves douloureuses dont il s’est bien sorti.

Ses toiles sont magnifiques et très émouvantes.

 

Cette exposition est un grand coup de coeur.

 


Entr@rtistes

Alejandro Cerha, Pascal DecrĂŞme et Vincent Dunglas

Exposition du 13 juin au 13 juillet 2019

Galerie de l’Entr@cte

Parc Robert Schuman

3/5 rue de Versailles

92410 Ville-d’Avray

 

Entrée libre

Du lundi au dimanche de 14h Ă  20h.

Florence Courthial