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NOTRE COUP DE COEUR...

LE MONDE DE STEVE McCURRY

Exposition du 9 décembre 2021 au 31 juillet 2022

Musée Maillol, Paris

Plus d’information sur www.museemaillol.com

Le musée Maillol rend hommage au travail remarquable réalisé par le photographe Steve McCurry, avec une exposition d’envergure présentant plus de 150 photographies en grand format, toutes magnifiques. Cette rétrospective dédiée au photographe américain est composée de ses photos les plus célèbres. Le visiteur découvre également de nouvelles prises de vue dont plusieurs sont inédites. Steve McCurry est reconnu pour son humanisme, sa dignité, sa compassion envers les êtres vivants de tous les mondes : humain, animal, végétal et minéral. L’harmonie, la grâce et la magnificence qui se dégagent de tous ses clichés sont singulières et provoquent, en chacun de nous, un nombre incroyable d’émotions. C’est là, toute la magie McCurry, à Paris, jusqu’au 31 juillet 2022.


 




ÁGA, un film intime, onirique et symbolique
Mercredi, 21 Novembre 2018 10:10

 

Ága, le nouveau film de Milko Lazarov est au cinéma ce mercredi 21 novembre 2018, pour le bonheur de tous les spectateurs en quête d’inconnu, de grands espaces, de symboles, de mystères inaccoutumés et de contes. La cinquantaine, Nanouk et Sedna vivent harmonieusement le quotidien traditionnel d’un couple de iakoutes (de République de Sakha, anciennement Iakoutie, située au nord-est de la Sibérie, une des régions les plus froides de la planète). Jour après jour, le rythme séculaire qui ordonnait leur vie et celles de leurs ancêtres, vacille. Le couple doit se confronter au monde moderne qui leur est totalement inconnu. Et nous, spectateurs profanes, nous plongeons dans un univers aux paysages époustouflants de beauté mais aussi de dureté. Un film extraordinaire et troublant !

 

-30 à -42 °, un paysage immaculé, la terre et le ciel se confondent, le vent souffle, le soleil est à son zénith, tout semble abstrait et pourtant, des vies sont là, avec Sedna qui ouvre le film en jouant un air avec sa guimbarde, pendant que son mari, Nanouk, creuse un trou dans la glace d’une profondeur impressionnante pour tenter de pêcher un poisson. Son chien, grand complice, l’observe. Et pour nous, la contemplation commence… l’étonnement aussi.

Un enchaînement de pleins et de vides, de blanc et de sombre, de pureté et de sang, de chaleur et de froid, de douceur et d’amertume, autant de symboles qui percent l’écran et nos cœurs. Sedna souffre, en silence, d’une plaie au ventre qu’elle tente de soigner avec des onguents préparés avec grand soin. De son côté, Nanouk pêche et chasse (avec des pièges) pour ramener nourriture et peau pour confectionner des vêtements et des chapkas. Sa quête est très difficile et lui aussi, confronté aux éléments hostiles de la nature au cœur de l’hiver, où les denrées et les ressources se font extrêmement rares, souffre en silence.

Lorsque Sedna regarde trois rochers, elle ne prononce qu’une phrase : « Ils ressemblent à des parents avec leur enfant. Eux, seront toujours là… »

En effet, leurs deux enfants sont de jeunes adultes qui ont préféré rejoindre la « civilisation » pour travailler et bénéficier du monde moderne. Le fils rend visite à ses parents de temps en temps mais leur fille, jamais, depuis qu’elle est partie travailler dans une mine de diamants, il y a fort longtemps.

Sedna et Manouk pensent toujours à elle, bien évidemment, puisque pour eux, rien n’est plus sacré que la famille.

Ils vivent de manière totalement ancestrale tandis que les avions qui passent dans le ciel leur rappellent qu’ailleurs, la contemporanéité existe bien.

Très peu de paroles sont prononcées dans ce film d’une beauté presque mystique. Les échanges se font principalement par les regards, les signes et attouchements, les contes et les rêves.

Le images du film sont d’une esthétique éblouissante avec de nombreux instants de pure méditation. La 5ème symphonie de Malher nous plonge dans un état mélancolique qui correspond bien à l’ambiance générale. Elle reste en nous de longues heures tout comme la blancheur de la neige et de la peau du renard… douce, presque humaine.

ÁGA est un film puissant, profond, poignant aux images exceptionnelles. Le réalisateur ne se trompe pas lorsqu’il le qualifie de conte métaphysique.

Florence Courthial

 


ÁGA

Un film de Milko Lazarov

Sortie nationale le 21 novembre 2018

ARIZONA DISTRIBUTION

www.arizonafilms.net

Équipe artistique

Nanouk : Mikhail Aprosimov

Sedna : Feodosia Ivanova

Ága : Galina Tikhonova

Chena : Sergey Egorov

Le chauffeur de camion : Afanasiy Kylaev

Équipe technique

Réalisation : Milko Lazarov ; Scénario : Milko Lazarov, Simeon Ventsislavov ; Image : Kaloyan Bozhilov ; Son : Johannes Doberenz, Sebastian Schmidt, Florian Marquardt ; Décors : Ariunsaichan Dawaachu ; costumes : Vanina Geleva, Daria Dmitrieva ; maquillage : Natalya Tomskaya, Raisa Kolodeznikova ; montage : Veselka Kiryuakova, Penka Kouneva ; Productrice : Veselka Kiryuakova (Red Carpet) ; Co-producteurs : Eike Goreczka, Christoph Kukula (42 FILM), Guillaume de Seille (Arizona Productions), BNT, ZDF/ARTE

Ventes internationales : BETA CINEMA

Presse : Ciné-Sud Prmotion

Claire Viroulaud & Anne-Lise Kontz : tél. 33 1 44 54 54 77

www.cinesudpromotion.com

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