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NOTRE COUP DE COEUR...

INFINIS D’ASIE

Jean-Baptiste HUYNH

Exposition jusqu’au 20 mai 2019 - Musée National des Arts asiatiques – Guimet

6 place d’Iéna – 75016 Paris

Plus d’information sur www.guimet.fr

Le musée Guimet présente une splendide rétrospective de photographies de l’artiste franco-vietnamien Jean-Baptiste Huynh du 20 février au 20 mai 2019. Cette exposition nous enchante car elle est un voyage imaginaire et introspectif du photographe réalisé pendant deux ans au sein des collections et des réserves du musée. Les visages, les regards, l’image de soi, la lumière, les végétaux, les objets usuels et sacrés, les animaux, l’intemporalité et la relation à l’infini sont autant de sujets explorés par cet artiste.



Le Grand Bal, l’extase des corps
Lundi, 22 Octobre 2018 19:41

 

C’est l’histoire d’un bal, d’un grand bal. Chaque été, plus de deux mille personnes affluent de toute l’Europe dans un coin de campagne française. Pendant sept jours et huit nuits, tout le monde danse encore et encore, perd la notion du temps, brave sa fatigue. Ça tourne, ça rit, ça virevolte, ça discute, ça pleure, ça chante. Et la vie pulse… Après avoir réalisé des films puissants tels que J’avancerai vers toi avec les yeux d’un Sourd (2016), Edmond, un portrait de Baudoin (2015), La pieuvre (2010) et D’un chagrin j’ai fait un repos (2005), Laetitia Carton présente LE GRAND BAL, au cinéma le 31 octobre 2018. Extraordinaire et contagieux !

 

 

« Et que l’on estime perdue toute journée où l’on n’aura pas au moins une fois dansé ! » écrit Nietzsche.

La voix douce et légère de Laetitia Carton nous explique dès le début du film qu’elle a toujours aimé danser. Sa grand-mère, en lui racontant ses nuits dans l’ivresse du mouvement et de la musique, lui a transmis son amour de la danse et des bals.

Sa première expérience du bal traditionnel (bal trad pour les initiés) fut un véritable coup de foudre et depuis, les bals jalonnent sa vie. Celui de l’Europe à Gennetines dans l’Allier en particulier. Ce sont plus de deux mille personnes qui viennent chaque été danser sur huit parquets en bois massif. Près de cinq cents musiciens sont présents pour animer une quinzaine de bals tous les jours, chacun avec des styles de musique différents, tels que bourrée, scottish, polka, mazurka, pizzica, hanter dro, gavotte de l’Aven, congo des landes, cercle circassien. Il y a aussi des ateliers pour apprendre les pas de danse ou des chorégraphies avec des danseurs expérimentés.

Certains danseurs attendent quatre ans avant de se sentir à l’aise. Mais doués ou pas, ils se lancent tous dans la danse et tourbillonnent jusqu’à l’extase.

La caméra sensible de Laetitia Carton vie au rythme des danseurs en tournant autour et parfois, en plan fixe lorsque les échanges ont lieu et de manière plus intime. Certains font une pause dans « le » canapé, et pour les spectateurs, ce sont des moments délicieux et singuliers.

On est particulièrement touchés par la tendresse des mains posés sur les corps, des regards échangés, des sourires, des questionnements des uns, des attentes des autres et surtout, par l’immense complicité qui règne entre tous. Un souffle de légèreté presque divine nous étreint. Comme si, finalement, nous y étions aussi.

Lorsque la réalisatrice filme des groupes entiers de danseurs on devient ce groupe, comme portés par une ondulation à la fois épaisse et souple, une grande vague humaine, qui donne une impression de grâce et de chaleur absolues. Les danseurs expriment une ferveur sensuelle et une véritable joie d’être dans l’instant présent et de vivre pleinement grâce à leurs mouvements. Parfois, le temps semble suspendu.

Tout est fête et semble ne plus avoir de fin. On pense à cette adage de Pina Bausch « Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus. »

Ce grand bal est un tourbillon géant de vibrations musicales et corporelles et intérieures. Il devient un reflet subtil de chaque âme. Même les couleurs dansent en rythme. On entre dans un univers bouillonnant et tourbillonnant d’émotions et d’énergies.

Ce film magnifique nous montre à quel point la danse populaire ou traditionnelle permet l’expression d’un corps collectif qui vibre à l’unisson, loin de l’individualisme qui touche malheureusement de plus en plus nos sociétés occidentales. La danse est partout, tout le monde peut danser, dès le berceau, comme c’est heureux…

Let’s Danse, chantait Bowie, alors dansons nos vies ! Danser, c’est une force magique et en plus, c’est contagieux...

Florence Courthial

 

Le Grand Bal

Au cinéma le 31 octobre 2018

Un film de Laetitia Carton (réalisation et scénario)

Durée : 1h40

Production : Jean-Marie Gigon, SaNoSi Productions - Image : Karine Aulnette, Prisca Bourgoin, Laetitia Carton, Laurent Coltelloni - Son : Nicolas Joly, François Waledisch - Montage : Rodolphe Molla - Montage Son : Vigile Van Ginneken - Mixage : Joël Rangon

Distribution France : Pyramide

www.pyramidefilms.com

Presse : Ciné-Sud Promotion

Claire Viroulaud & Anne-Lise Kontz

www.cinesudpromotion.com

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