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NOTRE COUP DE COEUR...

Chefs-d’œuvre des Aduma, Fang, Galwa, Kota, Kwele, Mbede, Punu, Tsogo, Vuvi, …

Quai Branly - Jacques Chirac Galerie Jardin

Exposition du 3 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Plus d’information sur www.quaibranly.fr

L’Afrique équatoriale recèle des chefs-d’œuvre exceptionnels tels que de somptueux masques d’artistes Kota, Punu, Aduma et de remarquables statuettes de gardiens de reliquaires de Fang et de Mbede. Et bien plus encore… Le musée du quai Branly - Jacques Chirac rend un hommage fabuleux aux arts de l’Afrique équatoriale atlantique avec l’exposition appelée « Forêts Natales », un titre clin d’œil au poème « Les fenêtres » d’Apollinaire. Ne cherchez pas la métaphore si ce n’est que la grande majorité des 325 œuvres exposées ont été taillées directement dans le bois, issu de la Grande Forêt.

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Hommage à Malick Sidibé
Lundi, 30 Octobre 2017 18:08


La Fondation Cartier pour l’art contemporain rend un magnifique hommage à l’illustre photographe malien Malick Sidibé (1935-2016) en présentant une grande exposition rétrospective appelée MALI TWIST. Les visiteurs peuvent y découvrir plus de 250 photographies, dont de nombreux tirages d’époque (de 1960 à 1980). « L’œil de Bamako » a saisi toute la vitalité de la jeunesse bamakoise à la suite de la proclamation de l’indépendance du Mali. Une ambiance festive, musicale et colorée attend les visiteurs de tous les âges avec de belles surprises, un documentaire passionnant et un ensemble photographique magnifique !

 

 

Le style unique de Malick Sidibé est reconnu dans le monde entier. Dès leur entrée au sein de la grande salle du rez-de-chaussée de la Fondation Cartier pour l’art contemporain, les visiteurs peuvent admirer deux grands tableaux de l’artiste JP MIKA (Jean-Paul Nsimba Mika), né en 1980 à Kinshasa (RDC) qui rend hommage à Malick Sidibé en s’étant inspiré de ses photos. JP MIKA est également influencé par Chéri Samba et Chéri Chérin, dans la tradition de la peinture populaire. JP a beaucoup d’humour et il faut regarder de près les détails de ses œuvres Souvenir ya Bonane et Tango ya molato pour en saisir toute la dimension. Attention, peintures fraîches !

Non loin de ses deux grandes toiles, c’est au tour de PAA JOE, né en 1947 à Accra (Ghana) de rendre hommage à Malick Sidibé avec sa grande sculpture en bois en forme de Rolleiflex, l’appareil que Malick utilisait fréquemment.

On déambule dans cette exposition en dansant grâce à la bande-son conçue par Manthia Diawara et André Magnin composée de 70 titres qui rappellent l’ambiance des soirées bamakoises.

 

De grandes photographies de Malick Sidibé nous contemplent de haut et, ô surprise, un studio photo presque à l’identique de celui du photographe invite les visiteurs à poser et à se prendre en photo avec leur appareil ou leur smartphone. On peut utiliser des accessoires tels que : une copie d’un rolleiflex, un gros poste de radio, des casquettes, un chapeau ou encore des lunettes noires. C’est ici une occasion très sympathique de discuter avec les uns et les autres, de se faire prendre en photo et d’ambiancer le studio. Ceux qui le souhaitent peuvent partager leurs photos sur les réseaux avec l’hashtag ≠StudioMalick. Chaque semaine, vous pouvez retrouver une sélection de ces photos sur le compte Instagram de la Fondation Cartier @fondationcartier.

Malick Sidibé a d’abord été remarqué pour ses talents de dessinateur et fut admis à l’école des artisans soudanais de Bamako où il obtint un diplôme en 1955. Il débuta la photographie avec Gérard Guillat et a ensuite ouvert son propre studio : le Studio Malick, en 1962. Il crée naturellement une vraie complicité avec ses clients et s’implique dans la vie culturelle et sociale de la ville. Il couvre toutes les soirées et les surprises-parties des jeunes qui s’éclatent à danser aux sons venus d’Europe et de Cuba.

Au sous-sol, on peut découvrir la diversité des photographies prises par Malick à l’extérieur et en studio. Des portraits de jeunes, de sportifs, de couples, de scènes des pique-niques du dimanche, ... La grande majorité des tirages est en noir et blanc.

Pour clore cette magnifique et joyeuse exposition, les visiteurs sont invités à regarder un documentaire de Cosima Spender, Dolce Vita Africana (2008), montrant le quotidien de Malick Sidibé à Bamako et Soloba (son village natal). Ce film est projeté en continu. Il est passionnant et très émouvant. On y découvre, entre autres, l’inconscience et la fougue des jeunes, leur joie à se retrouver tous ensemble pour danser et le plaisir qu’éprouvait Malick Sidibé à les photographier.

 

Ses photographies dévoilent une conscience aiguë de coïncidences heureuses qui l’ont voulu infatigable, généreux, aimant. Toute sa vie Malick Sidibé a dit qu’il avait eu de la chance, que son art était un don de Dieu. On retient qu’il a donné beaucoup de bonheur, un bonheur impérissable grâce aux images.

Merci Malick pour vos milliers de clics !

Florence Courthial

 

 

 

 

MALICK SIDIBÉ, Mali Twist

Exposition du 20 octobre 2017 au 25 février 2018

Fondation Cartier pour l’art contemporain

Ouverte tous les jours de 11h à 20h sauf le lundi.

Nocturne le mardi jusqu’à 22 heures

261, boulevard Raspail, 75014 Paris

www.fondationcartier.com

Autour de l’expo : des parcours en famille, des visites-découvertes, des ateliers pour les enfants à partir de 6 ans (extra !) et les soirées nomades.

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