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NOTRE COUP DE COEUR...

Chefs-d’œuvre des Aduma, Fang, Galwa, Kota, Kwele, Mbede, Punu, Tsogo, Vuvi, …

Quai Branly - Jacques Chirac Galerie Jardin

Exposition du 3 octobre 2017 au 21 janvier 2018

Plus d’information sur www.quaibranly.fr

L’Afrique équatoriale recèle des chefs-d’œuvre exceptionnels tels que de somptueux masques d’artistes Kota, Punu, Aduma et de remarquables statuettes de gardiens de reliquaires de Fang et de Mbede. Et bien plus encore… Le musée du quai Branly - Jacques Chirac rend un hommage fabuleux aux arts de l’Afrique équatoriale atlantique avec l’exposition appelée « Forêts Natales », un titre clin d’œil au poème « Les fenêtres » d’Apollinaire. Ne cherchez pas la métaphore si ce n’est que la grande majorité des 325 œuvres exposées ont été taillées directement dans le bois, issu de la Grande Forêt.

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Cy Twombly irradie au Centre Pompidou
Mercredi, 30 Novembre 2016 00:00

Cy Twombly (1928-2011) est un des artistes des plus singuliers et érudits de sa génération, né à Lexington aux États-Unis. Peintre, sculpteur et photographe, Cy Twombly a vécu en Italie dès 1957 et a voyagé dans le monde entier. Il s’est toujours inspiré des mythes fondateurs, des sites historiques, des arts antiques, du baroque et plus largement, de la nature. Une grande et radieuse rétrospective de son œuvre retrace soixante années de sa carrière sur un parcours chronologique émouvant et superbe. Les visiteurs découvrent les séries et les grands cycles de Cy Twombly dans une belle scénographie très aérée, située au dernier étage du Centre Pompidou de Paris (juxtaposée à l’exposition Magritte). C’est une dialectique subtile et sensuelle qui s’offre aux regardeurs. Belle, magique, pure et troublante, l’œuvre de Cy Twombly irradie : on s’extasie…


Pour les néophytes, les œuvres de Cy Twombly rappellent la spontanéité et la liberté d’expression des dessins d’enfants. Griffonnages, gribouillages, salissures, traits et taches se mélangent ou se côtoient évoquant un style vague et simple ; l’imagination de l’artiste semble se promener, vogue et flotte, coule et roule. Les lignes ont leur propre signification. Des lettres et des formes apparaissent de-ci, de-là. Le regardeur ne les comprend pas toujours, pas vraiment. Peu importe, l’émotion est là. Elle nous prend et nous assaille, tendrement, ou l’inverse.

Regarder une œuvre de Cy Twombly c’est entrer dans une mise en scène, parfois poétique, parfois dramatique et souvent, les deux. Il se passe quelque chose au delà de la matière, des formes et des couleurs. C’est une sorte de théâtre à l’italienne. Encore faut-il avoir envie de soulever le voile ou le rideau que la rigueur nous impose. Soulevons-le, entrons dans cette mystique unique et rare de l’artiste.

Des coups de crayon, des traits noirs ou de couleur, des traits au pinceau, de la peinture, de l’encre, du charbon : tout est intense, profond, épais, mais aussi léger. On pénètre l’essence de la matière, la « materia prima ». Dans une traînée de couleur c’est cette couleur qui s’intensifie, et si c’est au crayon, c’est le crayon qui semble être l’élément dominant. Quand c’est le rouge qui domine, on pense au sang ou au soleil levant.

Des noms sont écrits ou simplement suggérés par une initiale. Comme une dédicace.

Face à une toile, Cy Twombly semble remplir un espace spontanément mais avec toute l’expérience de sa vie et toute l’ampleur de son imaginaire.

Au delà des couleurs, il y a des lueurs qui oscillent et vacillent, rayonnent et suggèrent. Les formes rondes sont entourées de formes pointues, les contraires tentent de se coordonner pour mieux s’entendre. Messages d’amour et de don ?!

Le regardeur est secoué puis apaisé. Quelques toiles sont comme des murmures, des souffles, des soupçons ou encore, des nuages. Certaines, sont énigmatiques.

 

 

Savante et sensuelle

D’une ampleur inédite, cette rétrospective de l’œuvre de Cy Twombly retrace soixante années de carrière et permet au public de prendre la mesure d’une œuvre d’exception.

 

Cette exposition est construite autour de trois cycles monumentaux que sont « Nine Discourses on Commodus » (1963), « Fifty Days at Iliam » (1978) et « Coronation of Sesostris » (2000) qui forment un ensemble d’une centaine de toiles.

« Cy Twombly, passionné d’histoire et de civilisation, a beaucoup voyagé dans le monde entier. Les cultures qui fondent notre civilisation lui étaient proches. On peut dire que Cy Twombly est un artiste abstrait qui raconte des histoires. » précise Jonas Storsve, commissaire de l’exposition.

Le visiteur découvre aussi ses sculptures encore méconnues en France. Elles sont ici exposées face aux toits de Paris, pour les magnifier.

Deux séries de ses photographies sont également présentées ; elles sont anciennes et montrent les répétitions et la variation d’un thème. Cy Twombly en a éditées six ou huit exemplaires sur des milliers de polaroïds pris ! Twombly avait l’art de combiner l’expressionnisme abstrait américain à la culture de la grande Méditerranée.

 

Son œuvre se décline à la fois comme un grand poème, une ode à la vie et à la mort, à l’au-delà, et souvent comme une pièce dramatique. Emblématique, cette exposition est énigmatique. Elle nous pousse à une sorte d’introspection car elle nous renvoie à notre être intérieur qui cherche autre chose que notre Soi et, elle invite véritablement à la méditation.

On sort de cette exposition heureux et surpris d’avoir vécu un rituel initiatique où des épreuves mystérieuses, parfois mouvementées, souvent agitées nous attendaient alors que nous, nous ne les attendions pas.

 

Belle, magique, pure et troublante, l’œuvre de Cy Twombly irradie : nous, on s’extasie !!!

Florence Courthial

 

 

 

Cy Twombly

Exposition jusqu’au 24 avril 2017

Centre Pompidou Paris

Galerie 1, niveau 6

Tous les jours sauf le mardi de 11h Ă  21h

Nocturnes les jeudis jusqu’à 23 heures

TĂ©l. 01 44 78 12 33

www.centrepompidou.fr


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