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NOTRE COUP DE COEUR...

20 ANS d'acquisitions du musée du Quai Branly Jacques Chirac

 

Exposition du 24 septembre 2019 au 26 janvier 2020

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

Plus d’information sur www.quaibranly.fr

20 ans. Les acquisitions du musée Quai Branly - Jacques Chirac, est une exposition remarquable, témoin de la vitalité des créations d'Afrique, d'Océanie, d'Asie et des Amériques. Depuis sa première acquisition en 1998 une statuette féminine provenant du Mexique, créée entre 600 et 200 avant J.-C., symbole iconique du musée du quai Branly, jusqu'à nos jours, vous découvrirez plus de 500 chefs-d'oeuvre des arts premiers, principalement...



Philo ado
Mardi, 02 Juin 2015 17:39

« Philo ado » est une collection de livres à destination des adolescents, offrant un éclairage philosophique

sur des événements auxquels ils se trouvent confrontés dans la vie de tous les jours et des sujets qui les

concernent directement : l’amour, la liberté, le bonheur, le mensonge, la responsabilité, … Ces livres donnent

aux adolescents un avant-goût de la philosophie, les aident à réfléchir et à penser par eux-mêmes pour

acquérir davantage d’autonomie. Ils s’adressent aussi aux parents ou aux professeurs qui souhaitent parler

de ces sujets avec leurs enfants et/ou leurs élèves, grâce à des mots simples, appropriés et des références

concrètes. « Philo ado » est une collection d’ouvrages des éditions « Rue de l’échiquier ».

Mention « Très Bien » !

Les éditions « Rue de l’échiquier » ont été créées en mai 2008 par Thomas Bout et Anne Fitamant Peter. Elles proposent des livres d’entretiens ou de vulgarisation pour rendre compte de la pensée et de l’action des hommes et des femmes de notre temps dans des domaines comme l’économie sociale et solidaire, le développement durable, l’écologie et la philosophie.

LA COLLECTION « PHILO ADO »

Pour qui ?

Pour les adolescents qui découvrent le plaisir de penser par eux-mêmes et souhaitent acquérir des outils pour mieux comprendre le monde et pour mieux vivre.

Les parents, désireux d'échanger des idées avec leurs adolescents, soucieux de les sensibiliser aux valeurs importantes, d'aiguiser leur esprit critique et de les inciter à s'intéresser au monde qui les entoure.

Les professeurs qui souhaitent initier les élèves à la philosophie ou à des thèmes majeurs.

Pourquoi ?

Pour que le jeune public, dans une société en mal de repères, découvre que la philosophie peut répondre à un besoin ou à des questions, et/ou pour aider à vaincre ses peurs, vivre mieux et donner du sens à sa vie.

Comment ?

Chaque auteur élabore une réflexion personnelle autour du sujet de l’ouvrage, présentée sous des formes fragmentées. Le discours s’appuie sur des exemples concrets empruntés au cinéma, à la littérature, à la culture et sur des témoignages d’adolescents. En marge du texte, des notes apportent des repères et indiquent les références des textes de philosophes qui sous-tendent le propos de l’auteur.

Nous avons lu et aimé : « Mourir », écrit par Marie-France Hazebroucq.

M O U R I R : En occident, ce seul mot suffit à faire frémir, on le prononce avec réticence. Bien que seul l’être humain sache qu’il est mortel, mourir reste dans son esprit l’un des sujets les plus difficiles à appréhender.

Si nous ne pouvons faire l’expérience de la mort, nous avons parfois affaire aux morts : éprouver le sentiment de perte après le décès d’un proche, faire son deuil, rêver des morts…

Peut-on se contenter de dire que « c’est la loi de la vie » pour accepter la mort ?

Notre avis : Après les terribles attentats terroristes, puis les récentes catastrophes naturelles, le thème de la mort est entré dans le monde des jeunes plus tôt qu’ils n’auraient pu l’imaginer et de manière profonde. Les adolescents occidentaux étaient rarement confrontés à la mort. Sauf qu’un grand nombre d’entre eux peuvent passer des heures à tuer virtuellement des personnages sur leur écran de télévision, d’ordinateur ou de Smartphone. On se demande souvent qu’elle est leur niveau de conscience de la mort. Pourquoi tuer, même virtuellement ?

La plupart répondent, « ce n’est qu’un jeu ! ». Alors leur glisser ce livre entre deux jeux, c’est leur donner l’opportunité de comprendre ce qu’est la mort, celle « pour de vrai » !

Rares sont les ados qui aiment lire, et encore plus rares sont ceux qui s’intéressent à des sujets sortis des sentiers battus, tels que peuvent être la philosophie, la religion, l’ésotérisme, ou tout simplement, la culture générale.

On peut les rassurer : « Mourir » n’est pas un cours de philo ! C’est une initiation concrète écrite à partir de situations vécues dans un livre qui ne dépasse pas 140 pages. (Parce que le nombre de pages et la taille de la police de caractère sont des notions importantes pour l’ado qui pourrait éventuellement s’intéresser au sujet …)

Alors, pour appâter nos chers ados, il faut tout simplement leur dire : « Ce livre fait de nombreuses références à des œuvres philosophiques, historiques, scientifiques, littéraires et, ô joie, cinématographiques et artistiques. Dans « Mourir », on rencontre même des références à la télévision, aux mangas, aux BD. C’est dire si les ados sont vraiment concernés !

Parce que personne n’a envie de voir la mort en face, ni même d’aborder le sujet, on entre carrément dans le livre sans se poser de question, au départ, et on obtient rapidement des clefs pour ouvrir les portes de l’inconnu. Ce thème difficile à aborder est écrit d’une manière très fluide par Marie-France Hazebroucq, avec des chapitres concis et dynamiques, toujours titrés avec un verbe d’action à l’infinitif. L’approche du sujet se fait donc naturellement et simplement. Les citations en haut des chapitres sont pertinentes ou humoristiques, ce qui confère à cet opus un rythme sympathique, à l’opposé du sujet qui de fait, devient bien moins dramatique.

Les thèmes abordés vont de la définition de la mort à la mort volontaire, en passant par penser la mort, être en deuil, faire son deuil, rêver des morts, les honorer ou encore bien mourir. Tous sont traités de manière claire, brève et précise et la lecture se fait avec plaisir et une curiosité grandissante au fil des pages.

L’auteur nous dit, page 29 : « La mort imaginée est non seulement à l’image de la vie, mais également conçue comme un vivant. »

Notre sagesse face à la mort serait-elle de penser que c’est aussi une vie ?

Ce petit livre est vraiment très bien conçu, facile à lire, vivant et vivifiant. Il confirme que « philosopher c’est apprendre à mourir », comme le disait Platon. Et pour s’en convaincre, rappelons-nous que nous ne sommes que des passants et des passeurs.

Marie-France Hazebroucq est agrégée de philosophie. Elle a passé toute sa carrière à enseigner la philosophie aux classes de terminale et aux classes préparatoires en région parisienne. Spécialiste de l'œuvre de Platon sur laquelle elle a rédigé sa thèse, elle publie régulièrement des traductions et des commentaires de dialogues platoniciens. L’auteur aime aussi mener des actions auprès d’élèves à la demande d’enseignants, de bibliothécaires ou de documentalistes.

Éditions Rue de l’échiquier - Tél : 01 42 47 08 26

www.ruedelechiquier.net

Florence Courthial

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