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NOTRE COUP DE COEUR...

20 ANS d'acquisitions du musée du Quai Branly Jacques Chirac

 

Exposition du 24 septembre 2019 au 26 janvier 2020

Musée du Quai Branly - Jacques Chirac

Plus d’information sur www.quaibranly.fr

20 ans. Les acquisitions du musée Quai Branly - Jacques Chirac, est une exposition remarquable, témoin de la vitalité des créations d'Afrique, d'Océanie, d'Asie et des Amériques. Depuis sa première acquisition en 1998 une statuette féminine provenant du Mexique, créée entre 600 et 200 avant J.-C., symbole iconique du musée du quai Branly, jusqu'à nos jours, vous découvrirez plus de 500 chefs-d'oeuvre des arts premiers, principalement...



Pas de vacances sans livre…
Mardi, 01 Juillet 2014 19:41
alt Comme chaque été, une sélection de livres en tous genres vous est proposée dans nos colonnes. Un gros coup de cœur pour celui des « Caricaturistes, Fantassins de la démocratie », parce que comme le fantassin, ce soldat de l’infanterie qui avance en première ligne sur le front de bataille, le dessinateur de presse se fraye un chemin à travers l’actualité avec comme seule arme son crayon, qui parfois dérange jusqu’à se faire emprisonner, torturer et aussi assassiner…
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« CARICATURISTES, Fantassins de la démocratie »
, aux éditions Actes Sud, est un ouvrage remarquable de 416 pages comprenant 300 dessins réalisés par douze caricaturistes du monde entier. Préface de Plantu et Introduction de Radu Mihaileanu.

Publié à l’occasion de la sortie du film-événement éponyme, co-écrit et produit par Radu Mihaileanu et réalisé par Stéphanie Valloatto, qui présente douze grands caricaturistes internationaux, reconnus pour leur courage et leur engagement en faveur de la démocratie.

Radu Mihaileanu et Plantu les ont rencontrés dans leurs pays respectifs. Chacun d’eux a été invité à retracer son parcours, donner les motifs de son combat, raconter les épisodes comiques ou tragiques qui ont ponctué sa carrière. Le livre prolonge ces entretiens avec une large sélection de dessins reproduits. Les caricaturistes y expliquent leur processus créatif.

Grâce à Plantu, Willis from Tunis, Zlatkovsky, Boligán, Rayma, Danziger, Kichka, Boukhari, Zohoré, Slim, Pi San et Glez, « Caricaturistes - Fantassins de la démocratie » dit bien l’état du monde d’aujourd’hui et du combat pour la démocratie toujours et partout menacée.
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L’ombre d’une différence
, nouveau roman de Sefi Atta, traduit de l’anglais (Nigéria) par Charlotte Woillez, aux éditions Actes Sud, 368 pages

Soucieuse de son confort et de son indépendance, Deola vit à Londres, tenant ainsi à distance son pays, le Nigeria, et sa famille installée à Lagos. Marquée par une jeunesse ballottée entre deux mondes, elle manoeuvre, dans ses relations professionnelles et amicales, pour éviter de s’exposer, de cristalliser sa différence. Sous ses dehors impassibles, rires, indignations, espoirs, affections et doutes se bousculent en une émouvante effervescence. De retour au Nigeria dans le cadre d’une mission, elle retrouve sa famille, qui commémore le décès de son père, et elle cède à la tentation d’une aventure amoureuse. Cette rencontre, véritable grain de sable dans la vie bien rodée de Deola, l’amène à se libérer du carcan qu’elle s’était imposée, à dépasser son insidieuse frustration pour s’engager dans une voie risquée, mais choisie.

Avec une sobriété ciselée, une tenue remarquable, un humour incisif, une vraie tendresse pour ses personnages et pour les villes de Lagos et de Londres, Sefi Atta explore les questions de l’exil, de la famille, de l’amitié, de la féminité, de l’altérité, restant au plus près du bruissement entêtant de la vie.

Sefi Atta nous ravit une nouvelle fois grâce à son sens de l’humour, à son style d’écriture unique oscillant entre une rythme vif et une grande profondeur. L’écrivaine donne du corps et du cœur à tous ses personnages.

www.actes-sud.fr
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Hélice à deux
, un conte philosophique et poétique, historique aussi, écrit d’une plume subtil et sensible par Nathalie Léger-Cresson aux éditions des femmes-Antoinette Fouque, 76 pages seulement…

Une femme enthousiasmée par la beauté du vivant et par sa créativité, et son amoureux, plutôt morose, entrent en controverse avec des mots et des maux qui s’enroulent et se déroulent autour de l’ADN, cette jolie molécule installée au cœur des cellules des mouches, pissenlits, pins parasols, anchois, éléphants... et humains.

« Parfois nous sommes le bleu du ciel et le bruit de la pluie, le vol plané des éperviers, ivre des hirondelles, l’immobilité des pierres. C’est imprévisible. Le soir à une fenêtre quand les grillons stridulent au fond du jardin. Au tournant d’un sentier qui déploie devant nous la splendeur des montagnes. Allongé sous un arbre, à regarder le ciel entre les feuilles, heureux et libre, porté par la Terre qui tourne dans l’espace. À vos heures, vous n’échappez pas à cette joie mais refusez de lire en son vertige. »

C’est un opus à la fois léger comme une plume et dense comme une œuvre de Platon mêlant récits intimes, fantastiques, fables mythologiques et descriptions poétiques et métaphoriques, emportés dans le mouvement hélicoïdal à deux brins qui est la langue de l’ADN. Et si nous étions tous de la même famille ?

Ce dialogue amoureux est écrit dans un style rare et délicat, parfois troublant.
Trois illustrations de Maud Lenglet s’y sont glissées discrètement.

www.desfemmes.fr
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Le principe de Pauline
, roman de Didier van Cauwelaert, aux éditions Albin Michel, 303 pages.

Le bonheur se mérite-t-il ? L’amour peut-il conduire à l’amitié ? L’amitié conduit-elle parfois à l’amour ? Comment construire une relation et se lier durablement et sincèrement avec autrui ? L’amour est-il un jeu ? Autant de questions et de réflexions surgissent après la lecture réalisée d’une traite de ce nouveau roman vraiment palpitant de Didier van Cauwelaert, dont l’imagination et la sensibilité semblent sans limite…

« Pauline avait un grand principe dans la vie : l’amour sert à construire une véritable amitié. Maxime et moi en sommes la démonstration vivante. Nous aurions pu nous contenter d’aimer la même femme, d’être des rivaux compréhensifs… Mais non. Maxime, pour appliquer le principe de Pauline, a voulu devenir mon protecteur. Et c’est ainsi qu’un voyou à la générosité catastrophique a pris en main le destin d’un romancier dépressif. »
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L’élixir d’amour
, roman de Eric-Emmanuel Schmitt, aux éditions Albin Michel, 170 pages. Ce nouveau roman épistolaire est 100% Schmitt !!!

Très symbolique, plutôt philosophique et assez psychologique, la correspondance entre l’homme (Adam) et la femme (Louise) que l’océan Atlantique sépare depuis leur rupture amoureuse, est à l’image de ce qu’est l’amour : un jeu. Dans ce nouvel opus, les échanges sont taquins et joyeux, parfois amers, comme nombre d’élixirs alchimiques… n’est-ce pas ? Quatrième de couverture : « L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? »

Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ?

Observateur pertinent des caprices du cœur, Eric-Emmanuel Schmitt explore ici le mystère des attirances et des sentiments.

www.albin-michel.fr

par Florence Courthial
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