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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 28 août 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





Hello Tiki
Dimanche, 29 Juin 2014 22:15
alt Le musée du quai Branly vous invite à voyager dans les îles polynésiennes avec une nouvelle exposition baptisée « TIKI POP ». Elle fait revivre les années pop aux senteurs d’huile de monoï et de noix de coco de l’après-guerre aux États-Unis. Livres, affiches, films, tikis, maquettes, objets, sculptures et même « tiki bar » recréent un paradis fantasmé. Enfilez une chemise hawaïenne, un short et des tongs, vous êtes prêts pour un voyage totalement dépaysant dont vous ressortirez avec une envie folle de siroter une piñacolada et d’acheter un billet pour Honolulu…

« Tiki Pop » est le nom d’un style populaire, qui a connu son apogée dans les années 1950 en prenant pour emblème le "Tiki", représentation humaine d'un demi-dieu à l'origine de l'humanité pour les Polynésiens.

L'exposition présente près de 450 pièces évoquant l'univers Tiki : photos, livres, films, documents d'archives, enregistrements musicaux, mais aussi objets divers tels que des instruments de musique, des boîtes d'allumettes, des verres, des tasses et des éléments de décoration.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Américains sont envoyés dans le Pacifique. Malgré la violence du conflit, la notion de paradis polynésien se révèle plus forte que la réalité à laquelle les soldats étaient confrontés, selon Sven Kirsten, commissaire de l’exposition, auteur et spécialiste de Pop culture.

Hawaï devient le 50ème état des Etats-Unis en 1959. Le pays est en pleine croissance, les classes moyennes entendent se divertir. Des bars Tiki fleurissent en Californie et en Floride. Disneyland crée une attraction, la "Tiki room enchantée" (1963), qui existe toujours. Marlon Brando tourne "Les Révoltés du Bounty" (1962), Elvis Presley se crée une "Jungle room" en style Tiki à Graceland (Tennessee).
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Hello Tiki !

"Les Américains se sont fabriqués un pays imaginaire de synthèse mêlant Hawaï, la Mélanésie, les Caraïbes, un monde vaguement polynésien", résume Stéphane Martin, président du musée du quai Branly.
"Le Tiki pop s'arrête à la fin des années 1960 avec les mouvements de protestation contre la guerre du Vietnam et l'émergence des hippies", ajoute-t-il. Les jeunes Américains rejettent le goût de leurs parents pour cet exotisme fabriqué. "La prise de conscience de l'ampleur des crimes du colonialisme, du sexisme et du racisme met fin au fantasme des mers du Sud".

L’exposition montre comment une divinité océanique - largement réinventée pour l'occasion - est devenue le symbole de cette culture dans les années 1960.

L’Amérique des années 1950 représentait la réussite par excellence – celle des héros de la Seconde Guerre mondiale, des chefs de file de l’industrie d’après-guerre dont les produits, exportés massivement dans le monde entier, assuraient la richesse matérielle. L’Américain des classes moyennes ne manquait de rien. Nourriture, maison, famille, argent : il avait tout. Mais, il était stressé. La rigoureuse morale de travail qui lui permettait de « vivre bien » engendrait aussi le besoin de décompresser, de se décharger de ses responsabilités et des attentes de la société, ne fût-ce que pour un soir.
En quête d’exutoire, les Américains se réfugièrent dans l’antithèse du monde moderne : le fantasme de la vie insouciante des îles des Mers du Sud. altCelui d’un retour au paradis où la figure du Tiki incarnait les désirs secrets de l’homme, d’un retour à la vie primitive où tout était simple et l’amour dégagé de toute contrainte.
En partant des origines, l’exposition retrace le parcours de ce rêve : découverte des îles du Pacifique par les explorateurs, enrichissement du rêve par les écrivains et les artistes, évolution de la culture de divertissement et d’évasion au 20e siècle.

En rassemblant une profusion d’objets de culture populaire collectés par des « archéologues urbains » ces vingt dernières années, l’exposition se propose de montrer la diversité et l’inventivité des formes que prit le phénomène, et d’expliquer par quelles voies et détours l’ancestral et mythique dieu Tiki devint la divinité américaine des loisirs.

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Un très beau catalogue, un hors-série de Beaux-Arts magazine, un documentaire, des visites guidées, des événements tels que le « Festival des Arts d’Hawaï », des ateliers de fabrication de leis (colliers traditionnels de feuilles et de fleurs tressées, des ateliers de danse hula et Ipu heke, des concerts, des spectacles, des contes et des danses hawaïennes.
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TIKI POP

L’Amérique rêve son paradis polynésien

Exposition jusqu’au 28 septembre 2014

Mezzanine est

www.quaibranly.fr
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