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NOTRE COUP DE COEUR...

PIERRE PRÉCIEUSES

Exposition du 16 septembre 2020 au 28 août 2021

Grande Galerie de l'Évolution, Paris V

Plus d’information sur www.jardindesplantesdeparis.fr

Objets de nature et de culture, de science et d’art, de pouvoir et de séduction, les pierres précieuses fascinent autant qu’elles questionnent. Depuis sa formation, il y a 4,6 milliards d’années, la Terre produit une diversité inouïe de minéraux rares, convoités depuis des millénaires. Au Muséum National d’histoire naturelle, ils sont devenus des objets de science dès le XVIIIe siècle. Depuis, partout dans le monde, minéraux et gemmes se révèlent une source d’inspiration pour les scientifiques, les joailliers et pour les artistes de tous les univers... Les trésors de la collection du Muséum – rarement exposés ou récemment redécouverts – établissent un dialogue inédit et superbe avec les bijoux de la Maison de haute joaillerie Van Cleef & Arpels, au sein de la Grande Galerie de l’Evolution à Paris. Courez au pays des merveilles !

 





Initiés Bassin du Congo
Mardi, 08 Octobre 2013 18:06
Du 9 octobre 2013 au 6 juillet 2014 au Musée Dapper.
altCette nouvelle exposition du Musée Dapper réunit des oeuvres faisant partie des pratiques initiatiques de l’immense région que constitue le bassin du Congo. La plupart proviennent de République démocratique du Congo et ont été prêtées par le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren qui entame une longue période de rénovation. Cette transition nous permet de présenter au public beaucoup d’objets exceptionnels qui ne quittent presque jamais le giron de leurs salles en Belgique et certainement pas en si grand nombre. Des pièces majeures du Musée Dapper sont également proposées ainsi que quelques exemples d’autres collections publiques et privées européennes.

altLes artefacts – masques, statuettes, parures, insignes de dignité… – s’inscrivent dans le contexte des rites de passage qui étaient organisés pour les garçons, mais aussi régulièrement pour les filles. Ils étaient mis en scène dans les enclos de réclusion ou dans les villages, au cours des cérémonies qui scandaient les étapes du processus initiatique. Propriétés collectives de groupes ou d’associations secrètes, ils appartenaient, parfois, aux initiés eux-mêmes et symbolisaient leur grade.

Aujourd’hui, en République démocratique du Congo, ces rituels ont pour la plupart disparu. Des festivités et des sorties de masques exploitées dans un but profane ou touristique subsistent encore ainsi que quelques manifestations à propos desquelles les informations sont rares. Depuis l’accession à l’indépendance, en 1960, le pays est en proie à d’incessants conflits qui ont peu à peu laminé la vie politique, religieuse et sociale ; sans compter l’époque coloniale qui a précédé, éminemment déstructurante pour les institutions locales et dont les séquelles n’ont pas cessé de se faire sentir depuis.

Le plus souvent ne sont considérées que les initiations qui forment les jeunes au statut d’adulte, mais il faut également compter celles qui concernent des connaissances plus approfondies, thérapeutiques, politiques, religieuses ou pour le moins ésotériques et qui sont organisées sur une base volontaire.

altDans le bassin du Congo, les initiations contribuant à la formation d’êtres matures étaient obligatoires et préparaient notamment à la vie maritale, tandis que les autres dépendaient du désir des individus de parfaire un savoir, de posséder un pouvoir et de développer une emprise sur ceux qui n’avaient pas suivi le même parcours. Les deux catégories mettaient en jeu un nombre important d’objets. Masques, statuettes, instruments de musique, insignes et parures, souvent réalisés avec soin, permettaient d’accomplir le passage d’un état à un autre ou de prouver que la transition s’était produite.

Non seulement indispensable dans la formation des adultes, le rite de passage était aussi considéré comme une mise à mort symbolique (de la personnalité antérieure), suivie de la renaissance d’un être nouveau, conforme aux besoins de la société. Opérer ce franchissement se faisait au prix d’épreuves, de privations et d’humiliations. Il n’était pas question d’accéder au statut enviable et respecté altd’initié sans avoir souffert : les corps et les esprits étaient marqués à jamais. Là où elles étaient pratiquées, les diverses mutilations sexuelles inscrivaient, dans la chair des jeunes impétrants, l’indéfectible preuve du passage réussi. Qu’elles soient invalidantes, comme les excisions féminines (peu courantes dans le bassin du Congo), ou non, comme les circoncisions que l’on retrouve en de très nombreux endroits ces opérations représentaient une marque d’intégration sociale nécessaire à la construction d’un foyer fécond.

Les initiations du second type que les individus adultes étaient en droit de choisir ne procédaient pas autrement : il fallait le plus souvent souffrir pour devenir un initié aux grades supérieurs des diverses associations secrètes présentes sur le territoire congolais.

Les masques de Romuald Hazoumè
La partie contemporaine de l’exposition est dévolue à l’artiste béninois Romuald Hazoumè à travers une série de ses célèbres créations : visages composés de plastique, de fils électriques et de rebuts divers.

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Les populations qui créaient et utilisaient des masques occupant diverses fonctions au sein des initiations les chargeaient de l’énergie d’un corps humain pour les animer. Fantasmés par l’Occident et presque emblématiques d’une Afrique « authentique » et « traditionnelle » (avec ce que ces deux termes contiennent d’ambigu et de pervers), ils se voient transformés par l’artiste en métaphores visuelles interpellant la société de consommation et son gaspillage insensé. Les bidons, dont ils sont essentiellement composés, évoquent le continent africain transformé en poubelle et rappellent malicieusement, qu’en art, un objet bidon est un faux notoire.

altPour Romuald Hazoumè, les masques ne constituent cependant pas seulement un instrument de critique, ils représentent aussi des personnalités proches de l’artiste et qui l’ont bouleversé, ils évoquent la débrouillardise qui permet aux familles de survivre, ils parlent au nom des Béninois et surtout ils sont des créations plastiques conçues avec brio.

Romuald Hazoumè est yoruba, mais son éducation fut syncrétique, mâtinée de religion chrétienne et de vaudou. Initié au système de divination du fa, il n’est certes pas insensible à la thématique que développée dans l’exposition et qui justifie sa participation au projet.

Coup de coeur garanti

Voici une nouvelle exposition "dapperienne" superbe ! On peut dire que grâce aux masques les personnalités et les événements se dévoilent ou se révèlent. En parallèle, de nombreuses manifestations passionnantes sont présentées, à découvrir sans modération sur le site du musée et, en life !

Venez nombreux rejoindre le cercle grandissant des seuls initiés et, surtout, celui des amoureux de l'art africain ancien et ultra contemporain, grâce à Romuald Hazoumé artiste engagé passionnant et chaleureux, grand initié de l'humour décalé, aussi. Rare !


Musée Dapper
35 bis, rue Paul Valéry – 75116 Paris
Métro :
Ligne 1 : Charles de Gaulle-Étoile
Ligne 2 : Victor Hugo
Ligne 6 : Charles de Gaulle-Étoile, Boissière et Kléber
RER A : Charles de Gaulle-Étoile – RER C : Foch
Bus : 52 : station Paul Valéry – 82 : Station Victor Hugo
De 11 h à 19 h
Fermé le mardi et le jeudi
Tarif exposition : 6 €
Tarif réduit : 4 € ( seniors, familles nombreuses, enseignants, demandeurs d’emploi)
Gratuit : Les Amis du musée Dapper, les moins de 26 ans, les étudiants et le dernier mercredi du mois.

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